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Les grandes formes

On étiquette les sections par lettres : A pour la première idée, B pour une idée contrastante, A' pour un retour légèrement varié.

En assemblant des sections A, B, C… on obtient une forme. Voici les formes les plus courantes.

Le conseil en or

La forme ABA est partout — du menuet à la pop. Repérer la forme avant de commencer à jouer fait gagner du temps de travail.

Lied (forme ternaire ABA)

Une idée (A), une idée contrastante (B), retour de A. Partout : arias d'opéra, nocturnes de Chopin, couplet-refrain-couplet de la pop.

Forme binaire (AB)

Deux sections contrastantes, souvent répétées : ||: A :||: B :||. Danse baroque typique (gavotte, sarabande).

Thème et variations

Un thème initial (A) est rejoué plusieurs fois en variations successives (A, A', A", A'''…). Chaque variation ajoute un ornement, un changement de rythme ou de mode. Mozart, Beethoven, Schubert en ont écrit des dizaines.

Menuet et trio

Danse à trois temps du 18ᵉ siècle : Menuet (A) — Trio (B, souvent plus doux, tonalité différente) — Menuet (A repris). Une forme ternaire cousine du lied.

Rondo (ABACA…)

Un thème principal (A) revient régulièrement, entrecoupé d'épisodes différents (B, C, D…). Comme un refrain qui revient avec des couplets qui changent à chaque fois. Très utilisé en final de sonate.

Forme sonate

La grande forme du classicisme, en 3 parties : Exposition (deux thèmes contrastés dans des tonalités différentes) — Développement (les thèmes sont transformés, fragmentés, modulés — c'est la zone d'instabilité) — Réexposition (retour des deux thèmes dans la tonalité principale → résolution). On la trouve dans le 1er mouvement de la plupart des sonates, symphonies et concertos classiques.